Une ligne de Coach

Arno Bitan

Chaque semaine, Arno Bitan reçoit un Coach, une personne inspirante, un auteur de livre de Développement personnel pour une discussion sans concession sur le sujet qui nous anime tous : Notre Bonheur et le chemin à prendre pour l'atteindre !

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Ma vie comme au cinéma
Sep 19 2022
Ma vie comme au cinéma
Dans cet épisode, Stella Delmas, Auteur, Scénariste et Biographie, nous propose de travailler ensemble sur toutes les façons de notre vie, comme si nous réalisions un film de cinéma : Le Notre !   Retranscription de l'interview : Arno : Bonjour Stella Delmas. Qu'est ce qui t'a donné envie de parler de développement personnel?    Stella Delmas :  Je pense qu'en fait, ce sont des clés qui nous permettent d'aller mieux et qu'on gagnerait à apprendre ça à l'école.    Arno Bitan :  Quel est le déclencheur chez les gens pour se dire je vais m'y intéresser ?   Stella Delmas :  Il y a forcément un mal être. On part toujours de soi et je pense que c'est comment je peux vivre mieux ma vie. Et en fait, j'ai commencé à m'intéresser à la psy, j'ai beaucoup lu en développement personnel. Puis, j'ai commencé à réécrire des livres de développement personnel et quand on a vu comment je réécrivait, on m'a dit ce que vous seriez à même d'écrire vos propres livres.   Arno Bitan :  Tu parles de réécrire des livres de développement personnel et on a l'impression que, outre la forme, réécrire c'est l'histoire de la vie ?   Stella Delmas :  Alors réécrire, je pense, c'est faire passer les messages qui sont effectivement souvent les mêmes, mais d'une autre manière et qui soient singulières. On n'invente pas grand chose. On a juste une manière de transmettre r ses propres moyens ou ses propres clés pour ouvrir ses portes intérieures.    Arno Bitan :  Alors, parlons justement de tes propres clés : Tu reprends les archétypes de De Yung que applique au monde du cinéma. Tu vas nous permettre de créer notre propre film, puisqu'on est souvent un acteur passif dans le film des autres. Mais on a du mal à être l'acteur actif dans notre propre film.    Stella Delmas :  Exactement parce qu'en fait, on a eu des injonctions qu'on a autorisé et qui nous ont guidés dans un scénario qui n'est pas le nôtre. Et quand on n'a pas découvert son propre scénario,  on soutient forcément celui de l'autre, jusqu'à être prêt ou jusqu'à en avoir marre. Vous avez quelque chose en vous ou dans votre vie qui vous convient pas, et on se dit mais comment je peux m'améliorer et qu'est ce qu'on fait?  On va voir ce qui a marché pour les autres. Au delà du développement personnel, ce que j'ai beaucoup aimé, moi, ce sont les biographies.    Arno Bitan :  Et on va forcément prendre certaines personnes comme modèles pour pouvoir se construire. Alors dans ton livre, il y a donc 4 étapes principales. Il y a avant le tournage, donc on va devoir être le scénariste, le producteur, le storyboard et le directeur de casting. La deuxième étape, c'est dans les coulisses, le régisseur et tu les appelle très joliment "les virtuoses de l'apparence", donc tout ce qui est maquilleur, coiffure, et costumes. Etape 3 : sur le tournage. Là, on est donc acteur et réalisateur. Et l'étape quatre enfin monteur, mixeur et distributeur exploitant, c'est à dire la diffusion à l'extérieur de notre personne. Parce que c'est bien de se développer personnellement, il faut qu'il faut que ça puisse rayonner.    Stella Delmas :  Au delà de soi. C'est le bon mot :  "rayonner", parce qu'en fait, on parle de briller. Briller, c'est juste soi, alors que rayonner, c'est donner à l'autre. Et là, en fait, c'est un peu le but d'un livre comme d'un film. Pour moi, c'est ce qu'on a appris, ce qui nous a enrichis, fait grandir, apporter du bonheur, le donner à l'autre, ça nous en apporte aussi, forcément. Mais c'est dire. OK, c'est possible pour toi aussi et est déjà donné. C'est un acte de bonheur .    Arno Bitan :  Est ce que c'est facile d'être autant de personnes en même temps?    Stella Delmas :  Mais on est pas autant,en même temps, 'on est multiple. C'est à dire que j'ai posté un post qui disait le corps est l'habit de l'âme, le vêtement est le reflet de nos états d'âme. Eh bien en fait, c'est ça, on est tous ça en soi. Mais quel rôle j'ai envie de jouer aujourd'hui ? Chacun a son angle de vue. Chacun a sa vision de la vie et son rôle à jouer. Et on est tout ça en soi. C'est à dire que selon l'humeur ou selon ce qu'on s'autorise à faire ou à être, on peut voir la vie différemment.   Arno Bitan :  L'idée, c'est qu'on peut être toutes ces personnes, pas forcément en même temps. Mais si une de ces personnes intérieures n'est pas dans la bonne énergie, l'idée, c'est de se transformer en quelqu'un d'autre pour pouvoir réécrire son film.    Stella Delmas :  Se transformer, Non. Mais faire appel à l'autre personne en soi parce qu'on est déjà parfait. Je pense que c'est un révélateur. Aujourd'hui, qui je révèle en moi. On a déjà ce potentiel en soi. On est tous des scénaristes, des producteurs, des directeurs de storyboards. On a tous des choses en soi à révéler.   Arno Bitan :  Tu dis jouer à être pour devenir.    Stella Delmas :  C'est la phrase d'un très bon ami qui s'appelle Big Gana, qui est très spirituelle et qui m'avait dit ça, et je trouve que c'est très puissant !  On parlait d'avoir des modèles,donc quand je suis écrivain, j'aimerais être un Bernard Werber, un Guillaume Musso qui au cœur des histoires qui font, qui embarquent les gens. Ou alors je ne suis pas pour l'écriture, un Alexandre Jardin, une amoureuse de l'écriture. Et comment ces gens-là en sont arrivés là?    Arno Bitan :  Oui, en plus, on dit souvent qu' avant d'être, il faut faire comme si on était déjà.    Stella Delmas :  Exactement et je n'aurais jamais pensé la portée de cette phrase. C'est même pas avant d'être. C'est faire comme si on y était déjà, parce qu'on fait vibrer à. Dans le livre, je parle d'une magnifique découverte. C'est Joe Dispenza ça qui montre qu'en fait, il faut vibrer à la personne que vous voudriez déjà être : Quand je suis ça, quelles sont les émotions que je ressens? Et ça vous fait vibrer plus haut et ça attire.  Mais Il ne suffit pas de vouloir pour attirer. Mais c'est vibrer à l'énergie de la personne que je désire être. Ça vous fait accéder à ce qu'on a ce qu'on désire.    Arno Bitan :  C'est ce qu'on appelle la loi de l'alignement. : C'est-à dire que tout ce que je pense, tout ce que je fais, tout ce que je dis, il faut que qu'on soit vraiment dans la même lignée pour pouvoir l'attirer à moi. Parce que c'est vrai que ceux qui connaissent le développement personnel ont probablement lu ou vu "Le secret". C'est cette fameuse loi d'attraction. Mais c'est pas seulement en pensant à quelque chose qu'elle va venir à nous faire qu'on va vraiment devoir se mettre en action. Et c'est comme ça qu'on peut l'attirer. Quels sont les ennemis ? Est ce qu'il y a des choses qui vont aller à l'encontre de ce qu'on veut et qui vont peut être nous empêcher de développer ou de réaliser ce film ?    Stella Delmas :  Je crois que le pire danger, c'est de toujours se fier à nos peurs. Pour moi, tout part de l'amour, c'est-à dire d'un trop plein ou d'un pas assez. Donc, avec ces blessures qui sont la trahison, le rejet, l'abandon, l'humiliation et l'injustice, et en fait, c'est toujours ça, toujours d'un manque ou d'un trop plein d'amour. Et  de ça, ça génère des peurs qui nous amènent effectivement à nous jouer les mauvais scénarii.    Arno Bitan :  On dit qu'il n'y a que deux sentiments c'est justement l'amour et la peur. Et que ça soit. Et que même si ces deux sentiments sont complémentaires, il faut essayer de cultiver au maximum ce qui nous pousse vers le haut plutôt que ce qui nous attire vers le bas.    Stella Delmas :  Exactement. Mais c'est très facile à dire et c'est beaucoup moins facile à faire. Moi, ce que j'aime bien dans ma vie comme au cinéma, c'est que tous les métiers ramènent à l'instant présent, parce qu'en fait, c'est un travail de chaque instant.     Arno Bitan :   Et tu es tellement positive !   Stella Delmas :  Oui, mais c'est la somme de mes expériences de vie, que ce soit dans le positif comme le négatif. Et j'ai un vrai amour pour les autres. Je trouve que l'autre est un film à avoir, un terrain à explorer, un pays à découvrir.    Arno Bitan :  Mais justement, quand on s'intéresse trop aux autres, on s'oublie ?   Stella Delmas :  Non, l'autre est un miroir. On ne rencontre jamais quelqu'un par hasard. La personne qui va être dans notre vie à un moment T, va nous faire aller vers une autre personne nous mêmes, qui sera plus en accord et plus alignée avec nous mêmes. C'est à dire que quoi qu'on vive, cela nous amène à aller vers ce qui est le plus juste pour nous. En fait, c'est arriver au détachement du regard de l'autre. La vie, elle vous amène à aller chercher au fond de vous la manière d'être qui va être bien pour vous. Il ne faut plus avoir peur de déplaire ou peur de perdre l'amour de l'autre, en fait. Se trouver, c'est aussi guider les autres vers le chemin pour se trouver qu'à.    Arno Bitan :  Un moment donné, tu dis dans le livre que nous sommes aussi ce que nous n'aimons pas de nous une acceptation totale de ce que nous sommes  dans notre globalité. Et si on n'aime pas ça, c'est pas grave. C'est une facette et c'est sûrement une des facettes qui va pouvoir peut être nous faire travailler le contraire.    Stella Delmas :  Exactement aussi bas. On descend aussi, on remonte, on dit aussi. Et je crois que c'est Nietzsche qui disait "Tout ce à quoi tu résiste persiste. Tous ceux que tu regardes en face, s'efface". C'est à dire que pour moi, l'ombre, c'est juste une part de lumière qui n'est pas encore mise en lumière, comme on peut détester quelque chose en soi. Mais plus on va le détester, plus on va le rejeter, plus il va s'accentuer. De toute façon, l'ombre ne peut être que importante dans nos vies puisqu'elle met en valeur la lumière. La lumière n'existe que par rapport à l'ombre. Et souvent, je remarque effectivement que notre pire ombre va devenir notre meilleur atout ou notre plus belle lumière.    Arno Bitan :  On va revenir un petit peu au livre. Quels conseils pourrais- tu donner à nos auditeurs pour justement commencer à écrire leurs propres histoires?    Stella Delmas :  En fait, le moteur, c'est la joie. Qu'est ce qui vous met en joie? Imaginez demain, c'est la fin de votre vie. Qu'est ce qui vous mettrait les larmes aux yeux? De vous dire Mon Dieu, j'ai fini, j'ai pas fait ça. Qu'est ce que vous n'auriez pas fait? Qui vous rendrait mal, en fait? Et du coup quelle est la première action que je peux poser là aujourd'hui, qui peut m'amener à réaliser ça?   Arno Bitan :  Et c'est déjà une première façon de se projeter dans la rédaction. Puisque tu le dis également dans le livre, le mental ne fait pas la différence entre la réalité, une situation inventée de toutes pièces. Et ça, c'est l'une des phrases principales. On peut tout devenir à partir du moment ou dans notre esprit, on arrive à s'en convaincre.    Stella Delmas : Exactement, c'est au dela de se convaincre, c'est y être ! en fait, qu'est ce que tu peux faire pour changer ce que tu n'aimes pas dans ta vie ou qui tu es?    Arno Bitan :  C'est comme la fameuse phrase ce n'est pas en faisant tout le temps la même chose qu'on obtient des résultats différents.    Stella Delmas :  C'est en faisant plus la même chose, qu'on a plus de même résultat. C'est très facile à dire et très compliqué à mettre en mouvement parce que le mental a besoin d'être rassuré et il retourne forcément dans ses schémas connus. Et même si vous faites des choses qui ne font pas du bien, qui vous s'autodétruisent comme il connaît et que c'est facile pour lui, il y a la facilité.    Arno Bitan :  Nous sommes des animaux d'habitude. Et donc forcément, lorsqu'on se met à changer de système de pensée, avant de pouvoir appliquer quelque chose et de faire en sorte que cette chose devienne une vraie habitude, on dit je crois qu'il faut entre 21 et 90 jours pour vraiment pouvoir intégrer les choses du changement. Dans chacune des étapes, il y a un call to action. Il y a une véritable action à mettre en place?    Stella Delmas :  Oui, il y a des actions parce qu'en fait, comme on le disait, il y a la différence entre une habitude qui est un mécanisme qu'on fait sans en être conscient, alors qu'en fait la contraction, c'est faire une nouvelle action, mais en pleine conscience, sur une durée particulière pour pouvoir ancrer cette nouvelle habitude. Sortir de sa zone de confort.    Arno Bitan :  C'est vrai qu'on dit souvent sortir de sa zone de confort, mais pourquoi en sortir? Il suffirait juste de la rendre encore plus grande. Tu parles de vie stéréotypée et de vie archetypée. Ce que tu peux nous expliquer la différence entre ces deux points ?   Stella Delmas :  Stéréotypes et rentrer dans des cases. C'est l'idée qu'on se fait quelque chose. Et par exemple, ce n'est pas une vie réussie, stéréotypée. C'est la personne qui est devenue cadre, qui a qui est marié, qui a deux enfants à la maison pour chien, alors qu'en fait une vie archétypiqué. C'est une vie qui nous permet de nous épanouir parce qu'on aime.    Arno Bitan :  Et on ne peut pas réussir sa vie stéréotypée ?   Stella Delmas :  Bien sur, si ça correspond à l'idéal qu'on se fait de la vie.    Arno Bitan :  Avant de nous quitter, j'aimerais que tu nous conseille un ou plusieurs livres. Que tu as lu et qui ont permis d'être un meilleur humain.    Stella Delmas :  Oui, j'en ai plein, je travaillais au noir et j'adore Frédéric Lenoir. J'adore ses livres et un qui m'avait beaucoup plu. C'était  un "petit traité de vie intérieure". Il y a bien sûr l'incontournable "le pouvoir du moment présent" de Eckart Tollé. Et enfin "Culpa Fuck" de Olivia Moore, qui déculpabilise sur ce qu'on n'a pas fait de nos obligations. C'est très drôle, bien écrit.   Arno Bitan :  Merci Stella
Investir dans les Parkings
Sep 12 2022
Investir dans les Parkings
Alexandre Lacharme est mon premier invité dans "Une ligne de coach" pour nous parler de son expertise dans l'indépendance financière grâce à l'achat de Parking. Retrouvez son livre sur le lien suivant.   Retranscription de l'interview : Arno: Bonjour Alexandre Lacharme. Alexandre: Bonjour Arno. Arno: Tu viens de sortir un livre qui s'appelle “Investir dans les parkings pour créer sa liberté financière”, sorti aux éditions Eyrolles. On va en parler pendant ce podcast. Il est vrai que je suis fan de tout ce qui est intelligence financière et liberté financière. Je trouve que c'est un des sujets les moins bien abordés dans les livres de développement personnel. Qu'en penses-tu ? Alexandre: je suis assez d'accord avec toi. C'est un sujet qui n'est pas forcément très abordé, surtout en France. Dans la culture anglo-saxonne, c'est beaucoup plus commun, de parler de finance. En France, on est un peu aux balbutiements, mais ça change. Arno: Tu fais le parallèle avec les Etats-Unis. Pour avoir lu, comme toi, pas mal de livres américains, même si on a des techniques intéressantes, on sent qu'il y a un problème d'adaptation en France. Qu'on ne peut pas transposer les techniques de richesse américaines sur notre territoire. Alexandre : C'est surtout un problème culturel. Aux Etats-Unis en général, la réussite est valorisée. En France, afficher son ambition ce n'est pas toujours bien vu. Il faut être un peu discret. On dit pour vivre heureux, vivons cachés. Donc aujourd'hui, avoir une posture ambitieuse, vouloir gagner de l’argent, c'est un peu critiqué, ça peut être rapidement perçu comme vulgaire par certains. Donc, j'avais envie de faire un livre qui donne une vraie méthode pour s'enrichir grâce à l'immobilier de parking, mais surtout parler de Mindset. De dire à tout le monde que c'est possible et que tu n'as pas besoin d'être riche pour investir dans l'immobilier. Et c'est pour ça que je raconte ma vie au départ. Arno: Justement avant d’en parler et de donner des pistes à nos auditeurs. Comment t’es venue cette idée de te lancer dans ce qu'on appelle aujourd'hui, de façon un peu vaste, les revenus passifs?  Alexandre : J'étais en Commercial en alternance à l'époque, et c'était très compliqué. Je faisais beaucoup de prospection téléphonique, j'étais vraiment tout en bas de l'échelle et je me disais “Comment je vais faire pour m'en sortir?” Je ne peux pas être commerciale toute ma vie, mais c'est à peu près la seule chose que je sais faire professionnellement.  Avant, j'avais fait du théâtre. J'ai un bac littéraire. J'avais déjà cette affinité avec l'écriture. Mais j'avais besoin de m'en sortir. Je n'avais pas d'héritage prévu, pas d'argent qui allait tomber… Cette difficulté est devenue une opportunité ! Je n'avais pas les moyens d'acheter un appartement à Paris. Les prix à Paris sont délirants.  Et le parking, c'était un moyen de faire un achat immobilier qui puisse me générer un petit loyer. Au début, mes amis se moquaient un peu en me disant mais je vais gagner jusqu'à 50 €, 100 € ! C’était beaucoup d’emmerdes, d’aller chez le notaire faire des démarches pour si peu. Mais moi, dès le départ j'avais l'idée de répéter l'opération pour que 50 € se transforme en 100 … Et pour répondre à ta question, J’avais vraiment envie de m’émanciper financièrement, de pouvoir choisir le déroulement de ma journée, de ne pas être obligé de dépendre d’un employeur pour gagner ma vie… Je me suis dit “Il faut que je trouve une manière passive de gagner de l'argent même si c'est petit”, même si c’est peu. Mais d’évacuer le stress de mon métier. Donc je me suis dit  “diversifions les sources de revenus, créons un système de revenu passif pour être moins stressé.” * Et puis, neuf ans après, j'ai pu arrêter d'être salarié. Arno : On pense à tord, que quand on veut investir, il faut avoir beaucoup d'argent. Que pour démarrer, il faut acheter un appartement. Alors tu le disais à Paris, le prix ne cesse d'augmenter. Mais on peut démarrer avec peu. Toi, comme tu disais, ton premier parking, tu la paie 4 000 €.  Alexandre: Exactement. On peut démarrer avec rien, et les gens l’oublient. Quand on veut se trouver des excuses, on trouve toujours toutes les excuses. “Je ne suis pas assez riche”, “Pas assez beau”. “Ce n'est pas le bon moment.”, “Je le ferai l'année prochaine”. Mais en fait, quand on cherche, on trouve. J'ai acheté un parking 4 000 € euros. Bon, c'était en 2013. Mais l'année dernière, j'en ai acheté un dans le 18ᵉ à 5 700 € pour une moto. Un petit parking, ça existe encore. Ceux qui me disent qu'on ne trouve pas de parking à moins de 20 000 € à Paris, c'est faux.  Donc j'ai commencé petit. Effectivement 4 000 €. C'est à peu près tout ce que j'avais en économie. Et c’est déjà miraculeux qu'il me reste ça, parce que je gérais très, très mal mon argent. Je n'ai aucune compétence en gestion. Donc j'ai acheté ce premier petit parking. On trouve des opportunités partout. Il faut juste avoir envie et puis avoir une méthode. C'est ce que je raconte dans un livre. Arno : Dans le livre tu nous livre ta méthode, on en dévoilera un petit peu plus tard. Est ce que tu penses aujourd'hui que l'immobilier de parking est mieux que l'immobilier classique? Alexandre : Oui, pour plusieurs raisons. La première raison, c'est qu'il est plus accessible financièrement. Il y a une dimension un peu plus sociale dans le parking. Tout le monde, peu importe son milieu social et ses ressources financières, peut plus facilement acheter un parking. Pour 10, 15 20000 € euros, alors qu'un appartement c’est dix fois plus cher. Deuxième chose t'as moins d'ennuis parce qu'il n'y a pas les travaux. La législation aussi est beaucoup plus souple que pour un appartement. L’immobilier classique est très encadré. C’est La loi Alur. Dans le parking, c'est le code civil qui encadre. C'est beaucoup plus souple. Le contrat de bail, il est hyper simple. Arno : Tu nous le donne d’ailleurs sur ton site internet. Alexandre : www.Alexandrelacharme.com. Je donne aussi des fichiers de suivi, d’encaissements… Donc c'est plus intéressant parce que c'est souvent plus rentable, c'est plus accessible, sans toutes les galères de l'immobilier classique. Donc moi je trouve que quand on veut démarrer, franchement c'est le meilleur pied à l'étrier. Arno : Et en plus, comme tu disais, la seule chose à vérifier quand on te rend le parking, c'est de voir si le bipper fonctionne exactement. Donc il n'y a pas de Prise de tête.  Alexandre : Exactement aucune prise de tête. C'était vraiment hyper important pour moi. Je voulais que ce soit le plus simple possible. Je n'ai même pas acheté des box fermés. J’ai que des places ouvertes. Donc il y a rien à faire.   Arno : Et en plus, tu donnes une technique assez drôle, c'est que tu as acheté une place de voiture et tu la transformé en place de moto. C'est à dire que plutôt que de louer à une personne, tu capitalises une place pour la louer à deux ou trois, voire même quatre personnes ! Alexandre : J'ai été un des tout premiers à le faire à Paris. Il y a une objection du parking car il y a moins de voitures. C'est vrai, surtout à Paris et dans les grandes villes. je me suis donc dit que, plutôt que de louer un parking 100 € à une voiture, je vais louer à quatre motos pour 50 € chacune. Donc faire 200 € de chiffre d'affaires au lieu de 100 €, faire X2 en terme de chiffre d'affaires ! Et du coup, j'ai complètement développé ça tout seul. En tant que propriétaire privé. Arno : Ton “patrimoine parking”, il est aujourd'hui de combien de places?  Alexandre : Ça varie parce que j'en achète régulièrement. Mais aujourd’hui j’en ai 70 ! A Paris principalement. Mais je ne revend pas, j'achète de temps en temps. J’ai un peu ralenti. Je préfère, je préfère écrire et transmettre. C'est ça qui m'anime aujourd'hui, c'est ça qui m'anime. Arno : C'est ce qui différencie un professionnel d'un expert. C'est qu'à partir du moment où tu décides de transmettre aux autres, tu as une véritable légitimité aujourd'hui dans le sujet. Est ce que tu peux nous donner brièvement la mécanique et la bonne méthode pour pouvoir commencer ? Alexandre : La bonne méthode, c'est de commencer petit et de bien gérer son argent. Épargner un petit peu chaque mois. Aux alentours de 10% de ses rentrées financières. Transférer en automatique sur un compte épargne. Et puis ensuite, c'est de regarder sur les petits sites de petites annonces.  Arno : On en trouve encore facilement des bonnes affaires ? Alexandre : Oui bien sûr. Pour les bonnes affaires, il faut avoir un peu d'expérience. C'est pour ça que je coach des gens car il y a des bons réflexes à avoir, et ne pas acheter n'importe quoi. Il faut regarder que les charges de copropriété ne sont pas trop élevées. Il faut que ce soit le plus agréable possible pour ne pas faire fuir les locataires. Et puis ensuite, tu choisis bien tes locataires. Tu vois, tu créé du relationnel. Il faut aimer les gens. Si t'as de bons locataires, tout va bien. Ton business va tourner, et ca te permet de choisir ce que tu fais de ta vie. Arno: Aujourd'hui, ça marche à tous les coups. Si je me dis “allez, je vais me lancer.”  Quel est le pourcentage de réussite que je peux avoir ? Alexandre : Il y a toujours un risque dans l'immobilier. Il y a peu de risque, si tu achètes bien, si tu achète petit, sans trop dépenser. Dans un quartier ou il y a de la demande. Par exemple, à Paris, il faut viser un quartier avec de bons locataires. Moi, j'ai beaucoup acheté dans le 18ᵉ, le 11ᵉ. Dans ce quartier, il y a très peu de risques. Et si tu l'as bien acheté, si tu as bien négocié, tu pourras le revendre. C'est beaucoup moins risqué que de laisser son argent à la banque. J'ai perdu de l’argent recemment sur une assurance vie. Donc aujourd'hui, en réponse au pouvoir d'achat, parce que c'est une des priorités de la rentrée : Entre laisser son argent à la banque versus investir son argent, franchement, il n’y a pas Photo ! Arno : On parle beaucoup d'autres investissements en ce moment, on parle beaucoup de crypto actifs.  Beaucoup de gens se lancent dans ce type d'investissement. J'en parle d'ailleurs moi aussi sur sur mon site internet. Et est ce que tu crois en l'avenir de l'argent investi sur les crypto monnaies? Ou tu préfère continuer dans le concret et continuer à investir dans l'immobilier ? Alexandre : Je pense qu'il faut vivre avec son temps. L'immobilier, je trouve que c'est rassurant, que c'est tangible, mais il faut diversifier. Et je trouve ça intéressant d'aller voir les crypto monnaies. Donc je n'ai pas un vieux discours. Si on a un peu d'argent en plus, ça peut être bien d'aller investir dans les crypto actifs, sachant que tu peux tout perdre. Donc après, il faut toujours investir ce que tu es prêt à perdre. Mais je suis pour. Avec une courbe d’apprentissage importante. Mais je serais ravi de développer ça. Donc je vais aller voir sur ton site. Arno : Est ce que tu as commencé à acheter des places de parking dans le metaverse ? Alexandre : Non pas encore, mais je  crois que je vais m'y mettre ! Arno : Outre le livre, on l'a déjà dit, il y a ton site internet sur lequel tu donnes des conseils d'investissement. C’est quoi ta cible, le persona des gens que tu accompagnes pour investir dans les parkings? Alexandre : Ça, c'est une bonne question.  Ce n'est pas celui que je pensais. On pourrait croire que ça va être “le bon père de famille”, la cinquantaine avec des revenus confortables… mais en vérité, le parking ne va pas l’intéresser. Il va trouver cela un peu gagne petit. C’est plutôt des jeunes. La tranche 20, 30 ans. Un peu geeks. Intéressés par les crypto… mais ils vont trouver que l’immobilier c’est un peu lent. Et il y a beaucoup de femmes,  qui se disent, que pour 10 fois moins qu’un appartement, c’est un bon investissement.  Arno : Mais si par exemple, j'ai 200 000, 300 000 € à investir, que tu me conseillez de prendre un appartement ou de prendre au 20 Parking ? Alexandre : Je te conseille tout de suite les parkings pour plein raison et une principale : si tu achètes un appartement, et que tu as un mauvais payeur, tu as de grosse pertes. Alors qu’avec plusieurs parking tu dilue le risque. Arno : Et le fait que la voiture soit de moins en moins à la mode dans les grandes villes. Celui qui rentre en voiture dans Paris pour moi je l'appelle Indiana Jones, parce que c'est une aventure. Alors, tu sens que ça a un peu ralenti cette activité de parking ou pas ? Alexandre : La donne a changée. Il y a de plus en plus de gens qui font comme moi, en mettant des deux roues, des motos, des scooters, des vélos dans les places. Il faut s'adapter. Il y a les bornes électriques aussi. Ça peut servir aussi à tous ceux qui ont des véhicules. Il y a des opportunités partout et le parking n'est pas mort. Et puis si on trouve que les grandes villes c'est compliqué, il y a les périphéries. Les banlieues avec de superbes opportunités.   Arno : Est- ce que tu sens quand même ne concurrence avec les grosses entreprises comme Vinci ? Est ce que tu sens que les les clients ont plus tendance à aller vers une grosse boîte en disant j'ai peut être plus confiance?  Alexandre : Non franchement, regarde le prix ! On parle de pouvoir d'achat. Je veux dire entre payer 80 pour garer ton scooter et payer 50. Sans forcement d’interlocuteur… Aujourd'hui mes clients, me parlent sur WhatsApp  dès qu'ils ont un souci.  Arno : Aujourd'hui, pour toi, c'est ton métier à part entière,ton activité principale ? Alexandre : Ouais. J'ai, j'ai bossé dix ans comme commercial. Maintenant, je fais ça à temps plein et ça, ça me libère du temps pour vraiment me consacrer à d’autres choses, dont l’écriture. Arno : C'est quoi aujourd'hui ta définition de la liberté financière? Alexandre : Bonne question, mais elle peut être différentes pour chacun.. Pour moi, la liberté financière c'est de ne plus avoir besoin de d'aller chercher du boulot chez un employeur et choisir le déroulé de ta journée. J'ai besoin d'un ordinateur. La liberté financière, c'est de se dire que tu peux t’auto-suffire avec ce qui te fait plaisir. Mais c'est compliqué à atteindre. Mais en réalité, tu veux toujours bosser.  Arno : Est ce que tu as atteint ce qu'on appelle ton IKIGAI?  Alexandre : Je pense que oui. Mon but aujourd'hui, c'est de transmettre. Ce que tu fais grâce aux livres. Donner des conférences, dans les écoles… Et puis, je vais aussi donner des conférences dans des écoles. Dans mon livre, je donne toutes mes méthodes, je joue la transparence, pour apprendre à devenir investisseur. Beaucoup d’autres m’ont dit que j’étais fou de faire ca. Mais il faut donner sa chance aux plus jeunes. Ca me fait tellement plaisir quand une personne me contact sur instagram et qu’il me dit que grâce à moi il a commencé à investir ! Arno :  Va investir dans les parkings pour créer sa liberté financière? d'Alexandre Lacharme et disponible chez Eyrolles. Avant de quitter, on a une tradition dans ce podcast on demande à chacun de nos invités de nous donner un ou plusieurs titres de livres inspirants, principalement pour toi, dans l'intelligence financière. Donc, est ce que tu as en tête que tu pourrais nous conseiller ? Alexandre : Oui, j'ai lu un livre que j'aime bien. C'est de  Jack Canfield “The succes principles”. Selon les grands principes d’investissement, mais c’est très américain. Mais inspirant. Il y a beaucoup de livres americains qui sont inspirants, et j’aimerai bien que mes prochains livres le soit tout autant. Mais en France, on a. On a une grosse marge de progression sur ce type de bouquin.  Arno : Je pense qu’aux États-Unis, ils ont une force supplémentaire, c'est le storytelling. Mais tu le fait très bien en racontant tes  origines et ce qui donne vraiment envie de se lancer.   Merci Alexandre, le livre "investir dans les Parkings" est disponible chez Eyrolles !