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Galerie RX Paris - New York

Galerie RX, Paris - New York

À l'occasion de Paris Photo 2021, la Galerie RX spécialisée dans la photo contemporaine, vous invites à découvrir virtuellement les artistes qu'elle défend, dans un voyage photographique immersif, voire expérientiel à travers la présentation de 7 artistes qui abordent de nouveaux sujets et expérimentent d’autres formes photographiques. Un parcours harmonieux rythmé par le "noir et blanc", pour découvrir un panorama de photographies qui abordent un sujet du réel, avec des travaux qui vacillent entre l'archive et le documentaire; et une immersion cette fois-ci dans des travaux photographiques aux sujets abstraits et expérimentaux, mis en avant dans cette atmosphère d'ombre et de lumière.

Du réel à l’abstrait, du paysage naturel ou architectural aux anamorphoses, l’exposition vous invite à plonger dans des représentations et des univers uniques et forts en émotion.


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Galerie RX Paris Photo 2021
Nov 9 2021
Galerie RX Paris Photo 2021
Un voyage photographique immersif, voire expérientiel à travers la présentation de 7 artistes qui abordent de nouveaux sujets et expérimentent d’autres formes photographiques. Un parcours harmonieux rythmé par le "noir et blanc", pour découvrir un panorama de photographies qui abordent un sujet du réel, avec des travaux qui vacillent entre l'archive et le documentaire; et une immersion cette fois-ci dans des travaux photographiques aux sujets abstraits et expérimentaux, mis en avant dans cette atmosphère d'ombre et de lumière.  Du réel à l’abstrait, du paysage naturel ou architectural aux anamorphoses, l’exposition vous invite à plonger dans des représentations et des univers uniques et forts en émotion.
Galerie RX Paris Photo 2021
Nov 9 2021
Galerie RX Paris Photo 2021
Un voyage photographique immersif, voire expérientiel à travers la présentation de 7 artistes qui abordent de nouveaux sujets et expérimentent d’autres formes photographiques. Un parcours harmonieux rythmé par le "noir et blanc", pour découvrir un panorama de photographies qui abordent un sujet du réel, avec des travaux qui vacillent entre l'archive et le documentaire; et une immersion cette fois-ci dans des travaux photographiques aux sujets abstraits et expérimentaux, mis en avant dans cette atmosphère d'ombre et de lumière.  Du réel à l’abstrait, du paysage naturel ou architectural aux anamorphoses, l’exposition vous invite à plonger dans des représentations et des univers uniques et forts en émotion.
Bae Bien-U - Sonamu
Nov 9 2021
Bae Bien-U - Sonamu
Une forêt de pins aux formes sinueuses et élancées qui semblent s’animer tels des corps en mouvement  attire de suite le regard et s’oppose tout aussi instantanément à la vue paysagère d’une lagune figée dans une lumière diffuse. Deux oeuvres qui nous transportent dans des univers singuliers, l’une pleine d’énergie, de vitalité, en noir et blanc, l’autre, figé, mémorielle, en couleurs.    Le photographe coréen Bae Bien-U plonge chaque visiteur au cœur de ses forêts mythiques. Représenté par la galerie RX depuis 2012, son travail est imprégné de la douceur de la nature que sa ville natale, Yeosu, une île au sud de la Corée, lui a offert toute sa vie. Douceur, harmonie, équilibre sont les maîtres mots de son art. Emprunt d’une grande poésie, les éléments de la nature, la forêt, les collines volcaniques ou encore la mer, sont réduits à des contours minimalistes et pures. Réalisés uniquement en noir et blanc, ses clichés contiennent une ode à la peinture traditionnelle coréenne, caractérisée par des lignes simples qui mettent en avant les rêves et les désirs du peuple coréen. Les œuvres exposées appartiennent à la série Sonamu, réalisée au Domaine de Chambord lors d’une résidence de l’artiste en 2015, résidence au cours de laquelle il a porté un regard singulier sur la forêt de Chambord, un domaine naturel exceptionnel. Une forêt aux arbres sinueux, longilignes, qui semble s’animer sous nos yeux. Le photographe nous transporte alors dans des univers singuliers aux contours minimalistes.  Une production de Pablocast by UPintown pour la Galerie RX  Textes et sound design Galerie RX - Pablocast
Raymond Depardon - La Ferme du Garet
Nov 9 2021
Raymond Depardon - La Ferme du Garet
Neuf petits formats alignés les uns par rapport aux autres se détachent du dernier mur “noir” de l’exposition. Elles sont l'œuvre de Raymond Depardon, photographe, réalisateur, journaliste et scénariste français reconnu pour ses travaux documentaires et dont son œuvre photographique plasticienne se découvre depuis peu. Issu d’une famille de cultivateurs, à Villefranche-sur-Saône, sa rencontre avec le monde de la photographie se fera dès l’âge de 12 ans dans la ferme de ses parents. Depardon a quitté la ferme à 16 ans pour monter à Paris et commencer sa formidable carrière d’homme d’image. Mais tout au long de sa carrière, son travail plus personnel s’orientera vers ces mêmes racines rurales. C’est en 1998, qu’il  entreprend un long travail photographique et cinématographique consacré au monde rural français qui trouve aisément ces lieux d’exposition. En 2011, il expose à la BnF son travail de quatre années sur les routes intitulé : La France de Raymond Depardon. En 2013, l’exposition Un moment si doux est présentée au Grand Palais, à Paris, et en 2014 au Mucem, à Marseille. La réalisation des clichés par Raymond Depardon présentés à Paris Photo 2021 et intitulés La Ferme du Garet, s’est déroulée dans le cadre d’une mission que lui a confiée La Datar (Délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’activité régionale) en 1984. Il va détourner cette mission documentaire pour se concentrer sur sa terre natale, un sujet très personnel à l’esthétique américaine. Les paysages ruraux, aux alentours de la ferme du Garet, lui offrent une réflexion apaisée, loin du monde et des conflits, un peu hors du temps et seulement rythmée par les moissons.  Une production de Pablocast by Upintown pour la Galerie RX Paris - New York Textes et Sound-design Galerie RX - Pablocast
Georges Rousse - Shôdoshima & Vence
Nov 10 2021
Georges Rousse - Shôdoshima & Vence
Deux grandes photographies de Georges Rousse, à l’esthétique très identifiable, initient le parcours “blanc” de l’exposition, un parcours qui met plus en avant des démarches et des pratiques hybrides, qui experimente l’abstraction et revisite le réel. Artiste de renommée internationale, Georges Rousse est connu pour ses photographies d’anamorphoses. Il y convoque sur un mode inédit la peinture, la sculpture et l'architecture pour transformer des lieux réels le plus souvent destinés à être détruits. Pour quelques jours, il prend possession de bâtiments vides, choisit des espaces pour leurs qualités architectoniques, leur lumière et les métamorphose en un autre espace, un espace fictif, utopique, en fonction de ses préoccupations plastiques, de son imaginaire mais aussi de sa relation au pays, sa littérature, sa culture. Les deux œuvres exposées ici sont géographiquement très éloignées. L’une a été réalisée à Shôdoshima et l’autre à Vence.  Shôdoshima est une île au Japon dans la mer de Harima. A la demande de Ishii Jun, responsable du Shôdoshima Art Project, l’artiste y a réalisé huit photographies représentant des ruines ou des bâtiments qui avaient été endommagés par le séisme de Kobe en 1995, et destinés à la démolition. Puis il accepta de travailler sur l’ancienne maison des grands-parents de Ishii Jun, et réalisa trois œuvres toujours en place dans la maison transformée en galerie, avec la collaboration de bénévoles de tout le pays. L'œuvre Shôdoshima, exposée à Paris Photo 2021, est issue de cette seconde série photographique, dans laquelle il réalise une forme circulaire qui semble redonner vie au lieu. La mutation du lieu donne place à une illusion d’optique et plonge le regard du spectateur dans un jeu de perspective, serein et hypnotique. L'œuvre Vence, quant à elle, appartient à une série réalisée récemment à l'occasion de l'invitation lancée par le château de Vence, pour célébrer les 70 ans de la célèbre Chapelle du Rosaire de Matisse. Georges Rousse y a spécialement conçu une œuvre in situ, qui rend hommage à Matisse à travers le choix d’une palette aux tons relevés et aux formes simplifiées. On y ressent une sensation de l’espace agrandi, on y découvre un jeu de la lumière sur les couleurs, et le travail autour des nombreux dessins préparatoires. qui sont autant de signes et de références qui rendent un vibrant hommage non seulement à Matisse mais aussi à l’oeuvre voisine de Sol LeWitt, artiste américain, minimaliste et conceptuel qui réalisa en 2002 un magistral wall drawing dans le grand salon du château.  C’est tout cela que l’on peut voir, ou ressentir dans l’oeuvre exposée. L'image photographique devient à la fois mémoire du lieu, de son histoire et de sa métamorphose par l'artiste Une production Pablocast by UPintown pour la Galerie RX  Textes et sound design Galerie RX - Pablocast
Elger Esser - Poveglia II
Nov 10 2021
Elger Esser - Poveglia II
A droite, la forêt de Bae Bien U laisse place à un paysage lumineux et hynoptique d’Elger Esser, artiste allemand, qui transporte le visiteur à Venise, sur les bords d’un canal, à l’extérieur de la ville. Représentée par la Galerie RX depuis 2016, l’artiste est célèbre pour ses photographies de grands formats. Comme d'autres photographes allemands tels qu'Andreas Gursky, Elger Esser a étudié avec Bernd et Hilla Becher à Düsseldorf, mais il se démarque de leur enseignement lorsqu’il découvre le paysage.     Ici, Elger Esser évoque le sublime. L'œuvre intitulée Poveglia II, révèle un paysage à la fois doux et énigmatique, baigné de couleurs chaudes, d’un large horizon et d’une lumière diffuse.  De part et d’autre du canal, deux mondes semblent se regarder, l’un peuplé d’une nature luxuriante, vivante et foisonnante, l’autre arborant un bâtiment en ruines, figé dans son histoire, son passé. D’après de nombreuses légendes urbaines, ce dernier a servi d’hôpital, de maisons de convalescence, voire même de cimetières. Une nécropole à l’abandon qui se dresse face à l’autre rive et sa végétation luxuriante.  On y retrouve l’eau et une ligne d'horizon infinie, basse et droite, les éléments incontournables de son art. On y retrouve surtout cette atmosphère romantique, un romantisme pictorialiste, pourrait-on dire, qui s'inspire de cartes postales colorées qui le fascinent depuis son enfance. Ce type de composition et de rendu photographique fait que son œuvre a souvent été comparée à la fois à la photographie du début du XIXe siècle et aux peintures de paysages hollandais du XVIIe siècle.  Ce pont entre passé et présent est également marqué par l’artiste par le procédé photographique utilisé : une impression sur cuivre argenté, un rappel aux procédés historiques. Il utilise en particulier la technique photographique de pose longue, un outil qu’il maîtrise à merveille pour annihiler la ligne fine qui sépare la terre du ciel. Avec sa chambre photographique, il sillonne de nombreux pays photographiant et répertoriant des paysages intemporels où ni la figure humaine, ni son empreinte ne sont visibles. Ses photos, témoignages entre histoire et mémoire sont comme ici, souvent inspirées par les écrits de Proust, Flaubert ou Maupassant. Il puise dans le 19ème siècle ses inspirations littéraires et picturales ainsi que les techniques qu’il expérimente et réinvente. Un nouveau romantisme revendiqué par l’artiste dans ses « paysages de l’âme » avec lesquels il provoque la contemplation du regardeur.
Denis Darzacq - Absences
Nov 10 2021
Denis Darzacq - Absences
Le photographe français Denis Darzacq clôture le parcours white de l’exposition avec des œuvres tout autant contemplatives mais plus inscrites dans le registre de la photographie expérimentale. Très différente de ce que nous avions l’habitude de voir dans sa production il y a plus d’une dizaine d’années avec les séries Chute ou Hyper, l’artiste explore un nouveau champ des possibles, une forme d’abstraction qui n’en est pas forcément une en soi. Denis Darzacq, qui collabore avec la galerie depuis sa création, est issu du photoreportage.Ces images sont construites sur des jeux de courbes et de couleur qui sont en réalité d’anciens tirage. En effet Darzacq se laisse porter vers un processus créatif dont le sujet ne symbolise rien, la réflexion dépasse le photoreportage.  Denis Darzacq, qui collabore avec la galerie depuis sa création, est issu du photoreportage. Mais il n’a cessé de traiter de façon poétique des sujets de dimension politique et sociale en mettant en scène des individus qui interagissent avec leur environnement (des jeunes à Bobigny, des personnes en situation de handicap, des danseurs dans les hypermarchés...), à chaque fois c'est une façon d'occuper l'espace avec le corps. Renonçant à s’appuyer sur les conventions de la représentation du réel, Denis Darzacq invente pour chacune de ses « rencontres » une forme spécifique de mise en scène, un regard photographique particulier. Cette nouvelle esthétique abstraite, hautement colorée, se traduit plastiquement à travers un long processus de création, par étapes et demandent de nombreuses manipulations de la matière. Une matière qu’il manipule, qu’il segmente. Il déchire les photographies, les assemble et les découpe de nouveau, pour finalement figer la conséquence de ses modifications par une photographie. Ces assemblages à la forte dimension poétique font naître dès lors une nouvelle dimension spatiale. C’est l’entièreté du processus artistique qui inscrit le travail du photographe dans un registre inspiré des œuvres de Kandinsky. Denis Darzacq dans ses choix de compositions de couleurs, de lumières et de formes effleure la dimension picturale et sculpturale abstraite.
Naomi Safran-Hon -  All my lovers & Growing inside
Nov 10 2021
Naomi Safran-Hon - All my lovers & Growing inside
A l’opposé des paysages méditatifs d’Elger Esser, les intérieurs de maisons abandonnées, déconstruits de Naomi Safran-Hon plongent le visiteur dans les traces de la vulnérabilité de l’être inscrite dans la mémoire des lieux.  Naomi Safran-Hon est une photographe anglaise, résident à New York qui démarre une nouvelle collaboration avec la galerie RX, en partenariat avec la Galerie Slag à  New York. Son travail photographique et pictural est le résultat d’une recherche sur l’histoire de la peinture et des traditions architecturales. Elle absorbe l’essence de lieux vides et dévastés d’Israël, pays dans lequel elle a été élevée, pour nous dévoiler une complexité insoupçonnée.  Les deux photographies exposées, issues des séries All my lovers et Growing inside, sont le témoignage authentique de la « fragilité de l’expérience humaine ». A travers elles, elle s’aventure sur les territoires plus floues de l‘abstraction, et expérimente l’intégration, la transformation de la matière au contact de la photographie.    Car son processus de création s’apparente plus à une technique mixte qu’à une prise de vue classique. Elle mêle le dessin, la peinture, la sculpture et la photographie, et parvient par assemblage et superposition à sortir le sujet par la texture notamment avec du ciment. Une pratique qui ouvre le cadre photographique, qui lui permet de sortir des frontières de la photographie. Elle la dépasse même, propulsant son image entre expérimentation plastique et déconstruction de la représentation photographique. Ce besoin de déconstruction se retrouve bien évidemment dans le sujet même de l’image, qui s’inscrit dans la démolition du mythe de ce que représente un foyer. Un thème cher ET fondateur chez l’artiste. C’est dès lors une vision captivante de l’histoire dont elle fait partie que l’artiste tente de saisir. Objectrice de conscience dans une famille d’activistes pacifique, elle refuse dans sa jeunesse de rejoindre les forces armées.  C’est ce rejet de la politique israélienne et du conflit qu’elle effleure dans ses travaux autour des intérieurs abandonnées dans son quartier de Wadi Salid au sein de la ville d'Haïfa. Le spectateur est immergé dans une architecture, témoin des relations humaines passées et contemporaines, rythmé par le conflit géopolitique.
Anna Malagrida - Paris barricadé -  2018
Nov 10 2021
Anna Malagrida - Paris barricadé - 2018
Des vues frontales, aux couleurs éteintes, à peine nuancées créent un sentiment d’inconfort. Un regard brut, distancié porté sur une série de façades vitrées peintes ou cachées derrière des panneaux de bois. Pourtant géographiquement décontextualisé, de suite, viennent à l’esprit les nombreuses vitrines brisées ou protégées à Paris pendant le long épisode des gilets jaunes. Huit années après sa série photographique sur la crise économique américaine des subprimes de 2008, la photographe, artiste engagée, aborde cette dernière crise sociale qui a secoué la France en 2018 à travers une série de photos intitulée Paris Barricadé. Un site fut particulièrement sensible dans la capitale : le rond-point de l’Étoile et du boulevard des Champs-Elysées. Les habitants et les commerçants du quartier décident d’installer des protections pour protéger les vitrines des magasins et les fenêtres des logements. Anna Malagrida se rend alors tous les dimanches sur place pour documenter et saisit à vif l’évolution architecturale, sociale et conflictuelle de ce territoire.  Ces dernières sont le résultat de revendications sociétales primaires, à l'image des matériaux utilisés, tels que le bois, les vices , la peinture, qui n’ont subi aucune modification dans leur nature propre.   Mais pour Anna Malagrida, ses photographies deviennent des espaces de dialogue et invitent à nous plonger dans le reflet de ces barricades et vitres peintes. Nus de toute présence humaine, elles témoignent d’un danger potentiel, d’une violence des affrontements. Elles font alors ce pouvoir de faire ressurgir à la surface de chacun de nous les nombreuses images rangées dans l’inconscient collectif.  Plus qu’une photographie, chacune d’entre elles est la trace mémorielle de cette période. Chacun peut alors se raconter sa propre vision des événements.  Depuis toujours, Anna Malagrida s’intéresse aux sujets sociétaux, à l’éthique, la justice sociale et en propose une vision personnelle. Ces vitrines sont le miroir d’une  crise dure, frontale, violente, où chacun s’est emmuré dans ses propres torpeurs. à laissé sous nos fenêtres, un bouleversement dans l’espace, car elles se voient retirer leurs fonctions ; un dispositif qui amène le spectateur à voir au-delà du matériel. Elle questionne ce passage entre l’intérieur et l’extérieur, la vitrine comme ouverture sur le monde, se protège de la sphère publique et de la société contemporaine. Ce manque de transparence permet au spectateur de prendre une certaine distance et de mesurer la tension au sein de la ville de Paris lors de cette crise.